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Ann Lévesque

Université du Québec en Outaouais
La fourche ou l’hameçon : l’agriculture dans le littoral du lac Saint-Pierre, qu’en disent les acteurs ?

Ann Lévesque, Jérôme Dupras et Jean-François Bissonnette

La conciliation des usages autour d’une ressource naturelle représente tout un défi. En présence de conflit de conservation, la reconnaissance d’une pluralité de discours au sein des acteurs permet de mieux comprendre les divergences et convergences entre les parties. Dans le cadre de cette recherche, la méthode Q a été utilisé pour explorer les différents points de vu des acteurs à l’égard des enjeux de gestion entourant la production agricole intensive et les efforts de restauration d’habitats propices à la faune aquatique dans la plaine inondable du lac Saint-Pierre (Québec, Canada), une réserve de biosphère de l'UNESCO et un site de conservation RAMSAR. Au cours des dernières décennies, la plaine inondable du lac Saint-Pierre a subi de nombreux changements, notamment par la conversion de cultures pérennes en cultures annuelles plus intensives considérées incompatibles avec la vie aquatique. Cette méthode a permis de faire ressortir trois perspectives présentes parmi les acteurs du milieu quant à la place de l’agriculture dans la plaine inondable du Lac Saint-Pierre soit les pros-conservation, les pros-agriculture et les agriculteurs au cœur du Lac Saint-Pierre. Cette recherche illustre la complexité socioécologique derrière l’activité agricole en zone inondable et la nécessité d'accroître le dialogue entre les parties.