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ED

Eva Delmas

Université de Montréal
Des plantes aux prédateurs : comment la diversité végétale structure les communautés écologiques.

Eva Delmas, Daniel B. Stouffer, Timothée Poisot

Les communautés écologiques sont d’autant plus résistantes et productives qu’elles contiennent des espèces diverses. Ce constat, établi dans les communautés où l’interaction principale entre les espèces est la compétition, n’est plus aussi général quand on étudie des communautés composées d’une multitude d’espèces se nourrissant les unes des autres. Il faut donc comprendre l’effet des interactions trophiques, et notamment de la structure du réseau trophique qu’elles forment, sur la relation biodiversité-fonctionnement. L’effet de la structure semble cependant idiosyncratique : la forme de la relation biodiversité-fonctionnement change pourc haque type de structure. Grâce à une approche modélisatoire, nous montrons que la structure n’est pas un prédicteur du fonctionnement mais sa conséquence. Nos résultats indiquent que le flux de biomasse entrant dans une communautéest principalement le résultat de la diversité des autotrophes. La structure de la communauté trophique, émergeant de processus d’assemblage, est ensuite soumise à des contraintes dynamiques liées à l’intensité du flux entrant. Une communauté aux plantes peu diverses va par exemple avoir une faible entrée de biomasse, résultant en une domination par les herbivores après l’extinction d’une majorité des prédateurs, trop exigeant en biomasse. La forme du réseau trophique, et donc le type de contrôle trophique exercé, semblent donc être un résultat de la diversité végétale.