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JM

Jacynthe Masse

Institut de recherche en biologie végétale
L’impact du système de rotation des cultures sur les champignons mycorhiziens arbusculaires formant le microbiome des racines et de la rhizosphère de céréales, pois et canola cultivés dans les prairies canadiennes

Jacynthe Masse, Yantai Gan, Luke Bainard, Chantal Hamel, Etienne Yergeau, Charles Greer, Mohamed Hijri et Marc St-Arnaud

Avec 26,7 milliards de dollars injectés dans l’économie par année, le canola est la culture la plus profitable au Canada. L’utilisation de variétés de canola tolérantes aux herbicides a permis d’en augmenter sa productivité. Toutefois, l’utilisation à grande échelle de ces variétés fait craindre une diminution de la biodiversité et une augmentation des risques de vulnérabilité du canola face aux pathogènes. Le recours aux rotations de cultures pourrait modifier le microbiome du canola et augmenter la productivité globale du système de production. Il est reconnu que les mycorhizes arbusculaires (AMF) permettent aux plantes d’avoir accès à un pool plus grand de nutriments et augmenteraient donc la productivité des cultures. Or, les effets de l’ajout d’une plante non-mycotrophe, tel que le canola, dans un système des rotations agraires sont encore mal connus. L’objectif principal de cette recherche est de caractériser la communauté d’ AMF du canola sous différents systèmes de rotation agraires afin d’en comprendre les effets sur la productivité des différentes cultures. Pour ce faire, trois systèmes de rotation comprenant 4 phases ont été testés en blocs aléatoires complets. Les microbiomes racinaires et de la rhizosphère ont été échantillonnés pour chacune des phases de rotation. Bien que le système de rotation ait un impact sur la biodiversité et la structure des communautés d’AMF, seul le blé a vu sa productivité augmentée sous un système de rotation privilégiant des espèces mycotrophes. Parallèlement, certaines espèces d’AMF ont pu être reliées à une plus grande productivité des cultures.